Sur un monothéisme grec

Clémence Ramnoux

pp. 175-198

Des vers connus de Xénophane l'ancien (vie siècle avant J. C.) constituent l'ébauche d'un monothéisme archaïque, en protestation contre le polythéisme populaire et civique de la Grèce. Ce texte essaye de montrer une filiation entre ces vers et les formules que l'on retrouve dans le discours de formalisation savante, et de manière «sophistique», attribué à Xénophane dans la compilation «de Melisso, Xénophane, Gorgia», avec un «théos» pour sujet. Si la filiation est démontrable, elle signifierait l'existence d'une tradition monothéiste savante, développée en marge des cultes et traditions populaires ou civiques, et en dialogue avec l'onto-logie et/ou l'heno-logie d'école éléatique. Le dialogue aurait fait surgir les formules en «ni», «ni», par double négation des contraires qui constituent l'ébauche d'un discours «négatif».

Publication details

Full citation:

Ramnoux, C. (1984). Sur un monothéisme grec. Revue philosophique de Louvain 82 (54), pp. 175-198.

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